SYNOPSIS
Un week-end du mois d’août, une fanfare amateur emmenée par son Président s'est donné rendez-vous sur la place d’un petit village ardennais. Ils sont 10 hommes de la quarantaine, 10 amis. Ils ont décidé de se rendre au « carnaval du monde » de Stavelot qui n’a lieu qu’une fois tous les dix ans. Une belle occasion de sortir le drapeau en somme. Une marche de 4 jours à travers bois, à la boussole, sac au dos et instruments en bandoulière, en rang par trois derrière leur étendard.
Initialement, le projet de randonnée ne comportait qu'une seule étape, mais l’ivresse est trop forte et trop belle et les 10 camarades décident de la prolonger., parcourant des centaines de kilomètres et traversant toutes les fêtes, des joyeuses et des plus glauques.
Néanmoins, au fil des semaines le groupe se disloque dans cette interminable marche. Un climat différent s'installe, moins festif, plus profond. Les excès font place à l'eau et au pain sec. L'insouciance à la conscientisation.
Au début du printemps, ils ne sont plus que trois sur les routes et le président, qui semble ailleurs, n’a visiblement pas l’intention de s’arrêter…
LA PARTI PRODUCTION et Benjamine de Cloedt présentent :
LE GRAND’TOUR
Un film réalisé par Jérôme le Maire
Sur une idée originale de Vincent Solheid
Avec
DENIS BURTON
CHEN CHENUT
PIERRE FONTAINE
CHRISTIAN HENRARD
PATRICK HUMBLET
EMMANUEL LAWA
ARNAUD LIBERT
VINCENT MARGANNE
RENAUD QUIRIN
VINCENT SOLHEID
Scénario : Benjamine de Cloedt, Jérôme le Maire et Vincent Solheid
Image : Jérôme le Maire
Son : Olivier Philippart
Montage image : Matyas Veress
Montage son : Julie Brenta
mixage : Franco Piscopo
photos : Vincent Marganne
musique originale : Pierre Kissling
générique : Sabine Dupont / Monsieur & Madame
Partenaires techniques : ALEA JACTA post-production & FILMIK
Avec l’Aide du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française de Belgique & des télédistributeurs wallons
Avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement Fédéral Belge et les sociétés :
Financial Roosevelt sa & G2Power sprl
Note d’intention du réalisateur – Jérôme le Maire
Le Grand’Tour, Mon grand’Tour.
A
quarante ans, on commence à comprendre certaines choses. C’est du moins
ce qu’on croit. C’est à la fois agréable et déstabilisant. Comprendre…
cela rend-il pour autant libre ?
Quarante ans, l’âge du Milieu. «
Middle Age Crisis » disent les anglo-saxons. La grande question de la
quarantaine, c’est celle de sa destinée. Peut-on encore la réécrire ou
est-il déjà trop tard ?
Quarante ans…
Ce sentiment d’avoir déjà bouclé un premier « tour de piste », d’être à un tournant, je le partage avec les gars du Grand’Tour.
Il
y a trois ans, Vincent Solheid m’a proposé de le filmer, lui, et sa
fanfare bidon : la « Prînten ». Fanfare d’amour et d’amitié comme le dit
fièrement sa bannière. Cette bande de Valeureux voulait partir, sortir,
dormir dans les bois, marcher à travers champs. Boire, chanter.
Peut-être rentrer, peut-être mourir mais avant tout se sentir vivant.
Alors, j’ai attrapé ma caméra et je les ai suivis sans me poser de question.
Ce
long-métrage est né de cette simple invitation et de ce geste spontané
pour déboucher sur un projet de vie fou, démesuré. Un road-movie
intérieur, un film organique ou plus simplement un Grand'Tour...
Je ne sais toujours pas si on est plus sage à quarante ans mais je sais, par contre, qu’à quarante ans tout reste à faire.
Note du Président – Vincent Solheid (idée originale – co-scénariste)
« Je
repense à notre premier rendez-vous et je me dis que jamais je n’aurais
imaginé qu’une fête puisse m’emmener aussi loin. Ma plus grosse sortie.
Au début on buvait beaucoup – une habitude. Et puis, peu à peu, tous
mes souvenirs, mes envies, mes aspirations et mes rêves sont venus
s’accrocher à la marche. Epaissir le squelette. Au coin des bois, du feu
et des fêtes.
Plusieurs circonstances m’ont décidé à inviter un jour
quelques-uns de mes amis à faire ce voyage. Je viens de la campagne, un
vrai fagnard, même si j’habite à la ville depuis longtemps. Alors
régulièrement j’ai besoin de respirer, de respirer l’air pur, mon
premier air si vous voulez. Respirer profondément tout le temps. Quitter
les passages pour piétons, les feux rouges, les culs-de-sac et les sens
interdits pour retrouver les grands espaces. En deux mots : Etre
dehors.
Je suis aussi un vrai faux Président d’une vraie fausse
fanfare très très amateur. Pas des musiciens : des amis. Personne ne
sait jouer mais on tape quand même sur de vieux instruments. On est nés
dans le carnaval, le nez dans les fêtes. Chaque année, on s’habille tous
en rouge, on se met en rang par trois et on défile. On fait comme les
vraies formations sauf qu’on rit de nous-mêmes et de tout. On aime bien
les fanfares mais les fanfares ne nous aiment pas : trop n’importe quoi,
pas bien rangé, trop sale.
Cette année-là enfin il y avait un
autre rendez-vous, « Le Carnaval du monde » à Stavelot, la cité voisine.
Un ami, membre de notre « fanfare atomique », m’avait suggéré de «
faire quelque chose » à cette occasion. Carnaval du monde carnaval pour
TOUT LE MONDE !
J’ai embrayé et décidé de former un petit groupe pour
rejoindre Stavelot : à pied, à travers les bois, en rang par trois, à
la boussole, aux instruments, dormir où on veut, respirer les étoiles et
la fumée des feux… Ça me faisait penser à une idée qui me plaît : au
début il n’y a rien, puis quelqu’un fixe un rendez-vous – une date, un
lieu – et c’est parti ! Si y a pas ça y a rien. Tout part de là. Avant
ça, y a rien.
Donc j’ai ressorti quelques vieilles cartes d’état
major et j’ai aperçu Banneux… Pour moi, un lieu mi-folklorique
mi-religieux, où la vierge serait apparue à 8 reprises. Je n’y suis
jamais allé, on en profitera pour baptiser notre étendard, comme le font
les vraies fanfares. Jusqu’à Stavelot, c’est la bonne distance : 3 à 4
jours de marche dans les Ardennes et une entrée dans la ville en fête «
en marche arrière » pour emmerder quand même un peu les vraies fanfares !
Ce
jour-là, à Banneux, on est dix au rendez-vous. Denis, Pierre, Patrack,
Manu, Vincent, Renaud, Arnaud, Chen, Pinard et moi. Je n’ai contacté que
des amis, c’est plus simple.
Nous ne sommes pas rentrés après les 3 ou 4 jours de marche comme prévu. D’ailleurs tous ne sont pas rentrés.
J’y suis allé comme quand on dit à un ami ou à sa femme : « Si on sortait…allons voir…faire un petit tour ! ».
Un Grand Tour.
C’est ma plus grosse sortie.
Vincent Solheid, Président de « La Rwayal Printen », initiateur du projet « Le Grand’Tour »
Rencontre avec Vincent Solheid et Jérôme le Maire
Bruxelles, le 10 décembre 2010
Vincent Solheid, « Le Grand’Tour » est votre premier projet pour le cinéma. Comment vous est venue l’idée de ce film ?
Vincent Solheid
: Au début, je n’avais pas d’idée précise. Nous sommes une bande
d’amis. On se voyait souvent, on faisait beaucoup la fête ensemble. Nous
partions aussi dans les bois quelques jours, pour quitter un peu la
vie. Avec une partie de cette bande, nous avons formé la « Rwayal
Printen », cette fanfare bidon. On allait aux carnavals pour faire la
fête, en costumes rouges, avec nos instruments. Une forme commençait
donc à naître progressivement. Mais quand nous avons commencé à filmer,
c’était davantage pour nous, pour garder un souvenir, comme un film de
famille.
Jérôme le Maire : Il y a quand même un moment où tu es venu me trouver en me disant : « Je voudrais faire un film sur une bande de copains ».
Vincent Solheid
: Pendant trois ans, on a filmé dix fêtes de ces gars-là. Mais nous
n’avions pas vraiment d’intention particulière au début. Nous, nous
sommes issus du Carnaval de Malmedy, en Belgique. Et, à un moment donné,
deux potes sont venus me trouver en me disant : « On ferait bien un
truc au Carnaval du monde », qui a lieu une fois tous les dix ans dans
la ville voisine de Stavelot. On s’est dit qu’on filmerait bien cette
petite escapade. Le projet s’est construit comme ça, tout doucement. On
n’avait rien à ce moment-là : pas de dialogue, pas de scénario, pas de
budget. Nous voulions simplement laisser une trace pour nos enfants et
pour nos femmes. Mais très vite, par contre, les choses se sont
embrayées quand j’ai rencontré Jérôme. J’ai vraiment bien aimé son
travail. Et nous avons eu envie de travailler ensemble. Jérôme a pris
très vite le relais. Et alors là, on s’est senti dans autre chose,
évidemment.
Et vous, Jérôme, comment avez-vous vécu cette rencontre ?
Jérôme le Maire
: Nous nous sommes rencontrés via Benjamine, la femme de Vincent, qui
est devenue la productrice du film. Tout de suite j’ai vraiment bien
aimé ce gars. J’ai été invité à une de ses performances. J’avais trouvé
ça génial et je m’étais amusé comme un fou. Et en les croisant dans la
rue, vers trois ou quatre heures du matin, quand eux rentraient, j’ai
dit à Vincent : « Si un jour tu veux faire un truc avec moi, n’hésite
pas à m’appeler, ça m’intéresse ! ». Et, très vite, un mois après,
Vincent m’a demandé de le filmer à Paris, déguisé en président de la
fanfare « Rwayal Printen ». Il vomissait des confettis devant le
Panthéon, c’était assez amusant. Nous avons passé un très bon week-end
ensemble. Et de nouveau, très rapidement, il m’a dit : « Jérôme, j’ai
une idée, j’aimerais faire long métrage sur une fanfare… ». Au départ,
j’étais moyennement chaud, parce que je ne savais pas de quoi il
s’agissait. Par contre, quand il m’a invité à un souper et que j’ai
rencontré la bande en question, j’ai dit immédiatement : « OK ! ».
C’était un casting d’enfer, une histoire très personnelle qui leur
allait très bien. Voilà comment ça a commencé !
« Le Grand’Tour » oscille en permanence entre le documentaire et la fiction. Comment s’est structuré le film ?
Vincent Solheid
: On a progressé étape par étape. Dans la première partie du film, nous
faisons beaucoup la fête. On attendait ces fêtes et on y allait avec la
bande. On écrivait, mais très peu finalement. On partait seulement en
repérage avant, et c’est là que les choses se construisaient très bien
entre nous trois, Jérôme, Benjamine et moi.
Jérôme le Maire :
On marchait ensemble et on se racontait des histoires, des blagues, on
imaginait ceci ou cela. Benjamine prenait tout en note. Et après on
emmenait les gars. Par rapport au tournage, ils avaient seulement trois
consignes : ne pas regarder la caméra, ne pas parler du film, et, s’ils
voulaient s’en aller en cours de tournage, ils devaient le faire devant
la caméra et trouver un prétexte. Mais personne n’est parti ! Ce sont
les trois seules choses qu’ils devaient respecter. Au début, il n’y
avait quasi pas d’indications, mais on leur préparait seulement des
péripéties, des petits coups, comme par exemple le châtelain. Les gars
n’étaient pas au courant que ce type était, en fait, le père de
Benjamine, qu’on avait déguisé… Ils ne l’ont appris qu’en toute fin de
soirée. On leur avait dit seulement : « Si quelque chose vous surprend,
laissez-vous faire, avancez, mais avancez avec vos personnalités ».
Les personnages jouent-ils leur propre rôle ?
Jérôme le Maire
: Dans un premier temps, c’était beaucoup plus une manière documentée
de tourner. Je les laissais être eux-mêmes. En revanche, à partir d’un
certain moment, on a pris les choses en main, et on leur a clairement
inventé des histoires. Cela devient totalement de la fiction, nourrie
par une partie documentée. Par exemple, Pinard, dans le film, est
chauffeur de poids lourds, comme dans la vie. Mais, à un moment donné,
il tombe amoureux de Vincent. J’ai inventé cette idée d’homosexualité et
je lui en ai parlé. J’ai été mettre, sur sa personnalité propre, un «
capuchon fictionnel ». C’était très particulier. En tant que
réalisateur, c’est la première fois que je travaille comme ça. Et je ne
connais pas beaucoup d’expériences cinématographiques similaires. Pour
tous, à un moment donné, il y a eu une espèce de tournant, pas toujours
facile à accepter. Avec chacun, c’était de grandes discussions pour
qu’ils se prêtent au jeu, et que ce soit juste.
La seconde partie, plus sérieuse, semble beaucoup plus construite. Comment s’est opérée la transition ?
Jérôme le Maire
: Dès le début, nous avions prévu qu’à partir d’un moment ils
arrêteraient la drogue et l’alcool, et qu’on passerait donc à une
ambiance nettement moins délurée, avec la bande qui se retrouve dans les
bois « au pain sec et à l’eau ». Nous voulions voir ce qui se passe,
quand il ne se passe rien ! A partir de ce moment-là, on a commencé à
beaucoup plus structurer la manière de tourner. Eux avaient déjà presque
deux ans d’expérience. Je pouvais leur faire rejouer une scène, voire
leur faire dire des répliques. Ils « jouaient » vraiment. Ils en étaient
capables à ce moment-là, et moi je les connaissais beaucoup mieux.
Vincent Solheid :
La narration aborde aussi un sujet plus sérieux. Il y a une évolution,
clairement, mais on n’a pas changé radicalement. On n’a pas tout écrit
non plus !
Jérôme le Maire : Par hasard, j’ai changé de
caméra à ce moment-là, pour du matériel plus performant. Au départ,
j’utilisais une caméra carrément dégueulasse que je tenais à l’épaule
enfermée dans un sachet plastique parce qu’il pleuvait et que Vincent me
dégueulait dessus… Je me suis mis alors à travailler beaucoup plus sur
le pied et, inévitablement, à découper. C’était vraiment un challenge
pour moi, en tant que réalisateur. Je me suis dit : « Est-ce que cela va
marcher d’évoluer autant dans la forme, dans un même film ? ». On
termine même le film par de la musique, avec un plan fiction très
cinématographique tourné à la grue. Et bien moi, je suis content de voir
que ça marche !
« Le Grand’Tour » se présente aussi comme une forme de quête. Quelle a été votre attention avec ce film ?
Vincent Solheid
: Sans jouer au mystique à tout prix, personnellement, je me sens trop
bien là-dedans : dans le silence, dans la marche qui dure, et qui dure.
Cela correspond à mes expériences et à mes aspirations. Le côté excessif
des fêtes m’a abîmé. Je tends à aller vers quelque chose de plus calme.
J’aime les bois, l’odeur du feu, le silence…
Jérôme le Maire :
Vincent est venu me trouver avec son univers, et son paquet
d’intentions, dont il parle. J’ai essayé de comprendre ce qu’il voulait
dire. Bien sûr, ça rebondissait sur moi. On a le même âge, et j’aime
beaucoup la marche, la nature, l’alcool et le reste… Je me posais aussi
des questions par rapport à la quarantaine. Vincent me disait souvent : «
On peut le faire maintenant, mais pas dans dix ans, ce “Grand’Tour” ». A
la quarantaine, on est un peu à une croisée des chemins. On peut encore
un peu rêver, recommencer quelque chose. Vincent avait une sincère
recherche de lui-même, il était vraiment en questionnement. C’est ça
l’histoire, clairement, j’ai même l’impression, à certains moments, que
Vincent et Benjamine étaient venus me trouver pour faire une
psychanalyse de Vincent. Au début, on s’est retrouvé tous les deux dans
les bois, avec la caméra, et je le filmais. Je tentais de le mettre à
table : « Vas-y, explique-moi, tu cherches le silence, mais pourquoi tu
habites dans le centre de Bruxelles ? Tu aimes le pain sec et l’eau.
Alors pourquoi vas-tu te bourrer la gueule dans les soirées ? Parle-moi,
je dois comprendre. Si je ne comprends pas ça, je ne pourrai pas faire
un bon film… ». J’ai essayé de trouver et de respecter la justesse dans
son intention.
Vincent Solheid : Je ne conscientise pas tout.
En boutade, je dirais : « Est-ce que vous imaginez tout ce qu’on a dû
faire, emmener ces gens-là partout pendant quatre ans, les réunions, le
film, la production… tout ça pour dire quoi ? Pour dire à mes parents
que je me droguais ! » [rire]. Et ma plus grande peur dans les jours à
venir, c’est de montrer le film à mes parents.
Quelles ont été vos influences ? Et est-ce que le film se rattache à un cinéma particulier ?
Jérôme le Maire
: Je dirais que si le Dogma95 de Lars Von Tries existait toujours, le
film s’inscrirait parfaitement dedans. Sauf que je devrais quand même,
comme tous les réalisateurs qui y ont participé, envoyer une petite
lettre expliquant : « Oui, j’ai triché sur certains trucs par rapport au
Dogma ». Personnellement, je trouve le film proche des Idiots [de Lars
Von Tries], même si la comparaison peut sembler osée. Mais il y a
quelque chose de cet ordre-là : c’est un film « organique », extrêmement
vivant. On dormait sous tente, nous aussi. On marchait avec les gars,
pendant quatre ou cinq jours, sous la pluie ou en plein soleil.
Vincent Solheid :
Pour moi, il y a quelque chose de très belge dans le film. Si on veut
être encore plus précis, il peut être même être rattaché aux films de la
Parti, à cette famille de producteurs belges qui fait un cinéma
alternatif qu’on ne voit pas ailleurs, avec des films comme C’est arrivé
près de chez vous, Kill me please, Aaltra, Panique au village…
Jérôme le Maire
: Ces films ont en commun d’être un peu atypiques. Ce sont des projets
qui arrivent de manière un peu bizarre sur les écrans, et non pas en
suivant le chemin traditionnel : écriture du scénario, montage de la
production, tournage et montage. Nous, quand on est venu les trouver,
cela faisait un an qu’on tournait…
Propos recueillis par Hubert Marécaille
Après les festivals de Rotterdam, Cannes et Namur et avant la Flandres et la France voici la grande tournée du film "Le Grand'Tour" à travers la Belgique francophone!
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